Burkina Faso
Burkina Authentique en pays Lobi
16 jours/14 nuits
A partir de :
Pas de Date
Au départ de PARIS Le 05/05/2012
Avis de l'expert :
Ce circuit vous permettra de découvrir une terre d'hospitalité et de tolérance, l'Afrique des villages avec les cases en banco, les fêtes traditionnelles, les rites ancestraux, les masques et les fétiches.
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Région où les traditions restent vivaces, le Burkina Faso vous permettra de rencontrer l’Afrique authentique. De Ouagadougou à la belle réserve du Sahel en passant par le mythique pays Lobi, Ushuaia by Ethnika Voyage vous invite à découvrir ce fascinant pays et vous emmène à la rencontre d’une population chaleureuse et accueillante.
Votre itinéraire jour par jour : Burkina Authentique en pays Lobi
Jour 1 : Paris - Ouagadougou
Départ de Paris sur vol régulier.
Arrivée à l'aéroport de Ouagadougou, accueil par votre guide Burkinabé et transfert pour la nuit à l’hôtel Le Grand Calao (ou similaire).
Jour 2 : Ouagadougou - Bobo Dioulasso
Après votre petit déjeuner, route sur Bobo Dioulasso, avec un arrêt à la mare aux caïmans sacrés de Sabou, où vous assisterez au repas des crocodiles : des poulets vivants.

La Mare aux Caimans Sacrés de Sabou est un site sacré depuis longtemps pour les habitants de la province du Boulkiemdé au Burkina Faso.

Déjeuner sous forme de pique nique.

Arrivée en début d'après-midi, visite de la ville de Bobo.
Bobo-Dioulasso est une ville située au sud-ouest du Burkina Faso. Deuxième ville du pays en nombre d’habitants (un peu plus de 500 000), elle est située au carrefour des axes routiers reliant le Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire, et le Ghana.
La ville et ses environs sont donc extrêmement verts et c’est ce qui fait une grande part du charme de la région.

Vous découvrirez la mosquée centenaire en banco, les vieux quartiers : Bolomakoté, Kibidoué, Kombougou... Vous serez imprégnés par une ambiance particulière, car c'est un lieu de rencontre de la jeunesse burkinabé. Ville bercée par les rythmes musicaux africains traditionnels et modernes que vous pourrez écouter d’un maquis à l’autre. Rencontres spontanées et chaleureuses seront au rendez-vous.

Dîner et nuit en bivouac en dehors de la ville.
Jour 3 : Bobo dioulasso – Banfora – lac de Trengrela
Après le petit déjeuner, départ pour Gaoua, capitale du pays Lobi.

Capitale du pays lobi, Gaoua est bâtie sur un ensemble de collines et de dépressions, ce qui lui vaut le surnom de "cité des collines". Le chef-lieu de la Province du Poni est le point de départ idéal pour visiter la région. Néanmoins, avant de partir à la découverte des concessions-forteresses lobi, une visite s'impose au Musée ainsi qu'au marché. Les marchés se tiennent traditionnellement tous les 5 jours mais celui de Gaoua, particulièrement grand et coloré, est quotidien

C'est l'une des ethnies ayant réussi à conserver tous ses particularismes et coutumes. Anciens guerriers reconvertis aujourd'hui dans l'agriculture et la chasse, les Lobis résistèrent farouchement à tous les envahisseurs, qu'ils fussent africains ou européens. Tous les cinq jours a lieu le marché de l'or à Doudou. Dans le pays Lobi, se sont les femmes qui cherchent l'or et le vendent, non sans avoir consulté leurs fétiches pour savoir si le moment est propice. Le marchandage est une institution qui fait partie intégrante de la vie locale. La société Lobi est matrilinéaire (l'enfant prend le nom de la mère et non du père). L'or sert à acheter des poteries, seules véritables richesses du marché. Les femmes Lobi n'ont pas le droit de porter de l'or sur elles, et il est interdit aux hommes de l'exploiter.

Arrivée à Sidimoukar, vous retrouverez votre guide pour le trekking en pays Lobi.

Les villages Lobis se distinguent par leur architecture d'une grande ingéniosité (cases fortifiées appelées Soukala).

Nuit en bivouac ou chez l’habitant au village.
Jour 4 : lac de Trengrela – Gaoua – Pays Lobi
Vous passerez trois jours pour découvrir cette contrée, accompagnés de votre guide, visite des sculpteurs à Tambili, aux vanniers à Kouli et aux chercheurs d'or, utilisant leurs méthodes archaïques. Avec un peu de chance, vous assisterez à des cérémonies traditionnelles telles que funérailles, mariages... Ici l'hospitalité et les traditions sont au rendez-vous.

Le Pays Lobi s'étend sur le Ghana, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Le terme "Lobi" désigne un ensemble de groupes ethniques dont les principaux sont les Birifor, les Dagara, les Gans et les Lobi proprement dits. Tous originaires du Ghana, ils ont traversé le fleuve Mouhoun à partir de la fin du XVIIIème siècle pour s'établir, en vagues successives, à l'intérieur du pays, à la recherche de terres fertiles. Ils forment aujourd'hui une population d'environ 160 000 habitants, dont la majorité vit au Burkina Faso. Tout en parlant des langues très différentes, Lobi, Birifor et Dagara partagent de nombreux traits culturels. L'un des traits les plus frappants concerne la division de la société en quatre matriclans.
Le pays lobi se situe dans la zone climatique dite sud-soudanienne. Cette région du sud-ouest du Burkina, très vallonnée, est drainée par de multiples petits cours d'eau. En parcourant le pays pendant la saison des pluies, le visiteur sera séduit par les couleurs éclatantes et les grands espaces humides et verts. Ca et là, il sera frappé par d''imposantes constructions en terre émergeant des hautes herbes: les " cuor ", habritant des familles souvent polygames.

C’est une société de guerriers dans laquelle l'éducation des enfants est tournée vers un objectif : les préparer à entrer, vers l'âge de 16, 17 ans, dans la fratrie des guerriers.
Le courage est une qualité essentielle qu'il convient d'exprimer à la guerre ou pour venger l'honneur de son clan. Un homme reçoit son premier arc de son père et il se sépare rarement de cet attribut viril.

La mémoire des ancêtres permet de transmettre les traditions culturelles du groupe. C'est grâce à cette connaissance qu'un Lobi se sentira véritablement intégré dans la communauté où il vit. Il participe ainsi au culte aux grands ancêtres, les fondateurs des différents patriclans, ainsi qu'à celui des ancêtres de son propre lignage qui ont été jugés dignes de se rendre au pays des morts et de rejoindre les grands ancêtres. Leurs représentations, sculptées dans un bois sacré, sont posées dans le "thilduu", la "chambre des puissances", située à l'intérieur de chaque maison

Visiter le Pays Lobi en prenant le temps de tout observer peut être une expérience singulière, loin, très loin des repères du reste de la société burkinabè.

Nuits en bivouac, ou chez l'habitant, près des villages Lobi. (Pension complète)
Jours 5,6,7 et 8 : Pays Lobi
Dernières visites des villages Lobi, puis visite d’une grotte fortin à Diebougou (peut-être un vestige allemand de la première guerre mondiale).

Diébougou, qui serait une déformation de termes locaux signifiant « le village blanc », n'existe en tant que « commune urbaine », avec une mairie et un Conseil municipal, que depuis 1982 et il s’agit du siège d'un évêché catholique actif.
Les notables traditionnels côtoient les élus modernes. À Diébougou, l'appropriation foncière doit tenir compte du système traditionnel où c'est encore le chef de terre qui distribue les parcelles nécessaires à la subsistance des familles.
La région est longtemps restée méconnue, même de ses voisins. Aujourd'hui, on découvre les coutumes et l'art Lobi ou Dagara avec étonnement et admiration.

Les Lobi se situent certainement au plus haut de la statuaire africaine. On reconnaît en eux l'équivalent des sculpteurs romans, les créateurs singuliers d'œuvres qui vont droit à l'essentiel et ne libèrent un rythme, une force qu'avec la certitude de frapper au point d'impact le plus sûr. Avec les Lobi, il semble qu'on remonte aux sources de la sculpture nègre, celle qui dédaigne les effets ou l'anecdote. S'il fallait définir l'art africain, un mot d'abord devrait le résumer: la dignité. Jamais on n'observe ici une forme, un geste ou une expression qu'on puisse qualifier de vulgaire, d'outré, ni même qui soit dominé par l'expression du seul sentiment. Cette dignité, cette réserve dense et puissante, les Lobi les portent au maximum de tension et de concentration à travers les sculptures d'ancêtres. Farouchement repliés sur eux même, les Lobi sont réputés pour n'avoir jamais été soumis. Cette insoumission a trouvé ses lois plastiques.
Les statuettes lobi sont généralement en bois. La station debout est prépondérante avec une disproportion de la tête de 1/5ème par rapport à l'ensemble du corps. Elles sont majoritairement frontales, hiératiques et rigides. On y décèle une volonté de stylisation et un géométrisme visible. Ces œuvres traduisent une expression symbolique de la réalité. Réceptacles des forces de la nature, les statuettes lobi sont intimement liées à l'univers religieux de ce groupe ethnique.

Vous passerez la nuit en bivouac, vers Léo.
Jour 9 : Pays Lobi – Léo
Après le petit déjeuner, départ pour Tiébélé.
Joyau du pays Gourounsi, célèbre pour ses magnifiques cases typiques, décorées par de magnifiques dessins, peints par les femmes et illustrant les mœurs et les couleurs de la ville. D'extraordinaires fermes fortifiées où les cases s'imbriquent les unes dans les autres vous laissant béat d'admiration.
Vous serez accompagnés par le fils du chef de village qui vous racontera l'histoire de son ethnie.
Tiébélé est situé dans le sud du Burkina Faso près de la frontière ghanéenne et fait partie du pays des Kassena, une des ethnies qui se sont installées depuis longtemps en territoire burkinabé. Une seule piste y mène. Elle vient de la capitale de la Province: Pô.
C’est une région très riche d'un point de vue culturel et de ses traditions. La ballade vous conduira à la découverte de marchés pittoresques, le savoir faire talentueux des potiers locaux, et surtout une architecture en terre très particulière caractérisée par de très belles concessions aux motifs géométriques et zoomorphes et une symbolique très spécifique que les habitants évoquent à travers leur habitat.
Les cases peuvent être de 3 formes :
Les rondes au toit de paille appelées "dra" sont réservées aux hommes célibataires.
Les rectangulaires "mangolo" couvertes en terrasse, sont attribuées aux jeunes couples : la femme vient vivre dans la famille de son mari.
Les cases en forme de huit "dinian" sont pour les vieux couples, les vielles femmes et les enfants en bas âge.
Ceci implique qu'une concession change d'aspect avec le temps et que certaines cases se construisent alors que d'autres sont abandonnées.
Les habitations et greniers sont répartis autour d'un espace central "naboo" réservé au bétail.

Le marché se trouve au centre ville, ombragé par des caïcedrats. Il est composé d'une multitude de petits "estancos" au ras du sol. Les femmes proposent des légumes qu'elles revendent, des céréales qu'elles ont cultivées ou des produits transformés tels que du beurre de karité, des beignets de haricots, des poissons grillés…
Sur les étals sont présentés de minuscules sachets en plastique contenant sucre, sel, épices… Le pouvoir d'achat est si faible que les Burkinabés ne peuvent acheter qu'au jour le jour et en petites quantités.
Groupées dans un coin du marché, les productrices de charbon de bois offrent de petits tas de charbon et des fagots de bois secs.

Cette région abrite également le très beau parc animalier de Nazenga.

Dîner et nuit à l’Auberge Konkulo.

Jour 10 : Léo – Tiébélé
Après le petit déjeuner, départ pour Tiébélé, véritable joyau du pays Gourounsi. Ce village est célèbre en raison de ses magnifiques cases typiques, décorées par de magnifiques dessins peints par les femmes et illustrant les mœurs et les couleurs de la ville. Ses extraordinaires fermes fortifiées où les cases s'imbriquent les unes dans les autres vous laisseront béat d'admiration. Vous serez accompagnés par le fils du chef de village qui vous racontera l'histoire de son ethnie.

Vous passerez par le pays Bissa (pays de véritables musiciens qui, au rythme de leur folklore, berceront les âmes sensibles) jusqu'à Tenkodogo, capitale historique de l'ethnie Mossi (majoritaire au Burkina Faso).
Rencontre avec les chefs traditionnels de la région, près du palais Royal.
Pour tous les Mossi, « La Vieille Terre » (Tenkodogo) est toujours vénérée, car ici prirent naissance les différentes dynasties qui régnèrent sur les puissants royaumes de Tenkodogo, de L'Oubritenga et du Yatenga. En effet c'est à Tenkodogo que s'installa Ouedraogo, fils de la Princesse Yénenga et du chasseur Riaré, petit fils du Roi de Gambaga. Selon la tradition, son fils Rawa alla dans le nord fonder le Zandoma (embryon du futur royaume du yatenga), tandis que son petit fils partait à la conquête de l'Ouest et fondait le royaume de l'Oubritenga (" Terre d'Oubri ") et sa capitale Ouagadougou.
Toute cette histoire semi-légendaire s'est transmis par la tradition orale, et lorsque les griots la narrent devant les auditoires captivés, ils en enjolivent les principaux épisodes mais ne donnent, malheureusement, pas de dates précises. Un casse-tête pour les historiens modernes qui ne savent pas exactement quand a vécu Ouedraogo.
Une vieille ville qui est en train de prendre son essor. Il y a des années, elle présentait un aspect stagnant. Mais, aujourd'hui, Tenkodogo se développe, et un peu partout, des maisons de grand standing voient le jour.

Repas et nuit en bivouac, à l'extérieur de la ville.
Jour 11 : Tiébélé – Pays Kassena.
Après le petit déjeuner départ pour le Nord du Burkina Faso : vous vous arrêterez à Laongo pour la visite d'un véritable musée en plein air (sculptures sur granit d'artistes internationaux contemporains).
En 1988, le Comité National des Arts Plastiques du Burkina Faso soumettait au Secrétariat d'État à la Culture un projet de manifestation internationale de sculpture sur granit.
Le contexte artistique burkinabè était très favorable. La sculpture au Burkina Faso est une tradition, mais aussi une ouverture sur le monde artistique international. En effet, nombreux sont les sculpteurs étrangers, en particulier européens qui viennent au Burkina Faso profiter du savoir faire technique des « bronziers ». Ces échanges réguliers et le potentiel artistique existant, matériel et technique permettaient d'envisager un tel projet.
Le « sympo-granit 89 », premier du nom s'est ouvert le 13 janvier 1989 à Laongo, village situé à 32 km au nord-est d’Ouagadougou dans la province d'Oubritenga.
Ce premier Symposium de Laongo a réuni dix-huit sculpteurs renommés venus de treize pays d'Afrique, d'Asie, d'Europe et d'Amérique.

Depuis lors, le site, ouvert au public et géré par la Ministère chargé de la culture n'a cessé de s'enrichir au fil des différentes éditions: 1991, 1996, 1998, 2001, 2003. Les œuvres se conjuguent entre elles, tantôt anthropomorphes tantôt zoomorphes, figuratives ou abstraites, mais toujours dans le respect de la nature sauvage qui les héberge, donnant à ce site son caractère original.
Prévu pour héberger les artistes du « sympo-granit 89 », le village artistique, bâti à proximité des affleurements granitiques, comprend deux ensembles de dix cases rondes d'architecture moaga, un hangar central et un bloc sanitaire chacun. Les deux ensembles sont reliés par une grande case ronde servant de salle de réunion et de restauration. Le village artistique de Yambfaa possède un charme indéniable qui attire de nombreux visiteurs.

Situé à quelques 25kms de la capitale Ouagadougou sur la route de Ziniaré, le site de la sculpture sur granite de Laongo est définitivement un site à visiter pour toute personne visitant le Burkina Faso. Etalé sur quelques hectares bien boisés, Laongo est une merveille du Burkina Faso.

Vous installerez votre bivouac à quelques mètres du village Dori, sous les étoiles du Sahel.
Dîner et nuit.
Jour 12 : Tiébélé – Tenkodogo
Après le petit déjeuner, visite de Bani, célèbre pour ses sept mosquées en banco (terre battue).

Bani est la ville aux sept mosquées, et un lieu sacré des bergers Peuls. Sept mosquées qui vues du ciel représentent un homme en prière. Autant de mosquées pour si peu d'habitants, c'est la preuve de la ferveur mystique qui s'est emparée de cette bourgade. L'énergie consacrée à la fabrication des briques est considérable. L'entretien des lieux saints autorise l'emploi d'une main d'œuvre nombreuse. Pourtant, ce n'est pas Mahomet que l'on vénère ici même si les apparences pourraient le laisser croire.

Lorsque vous aurez fini la visite de la Grande Mosquée, que vous aurez remarqué qu'elle est le centre du monde (les autres Mosquées la regardent), un prosélyte de passage vous remettra sans doute un tract en vous expliquant que le seul prophète est né à Bani et qu'il faut annoncer la nouvelle au monde! Par son architecture, la mosquée principale diffère de celles que l'on rencontre habituellement dans la Sahel. Construite en briques de banco (mélange de terre et de paille) qui sèchent au soleil, elle s'étend largement au milieu d'une cour entourée d'un mur d'enceinte. Le toit en terrasse est soutenu de l'intérieur par 100 piliers formant des arcades.

Puis départ pour le Sahel où vous pourrez rencontrer les Touaregs, véritables seigneurs du désert, les Peuhls, bergers et nomades du désert, les Songhaïs et leur beaux villages de terre et les Bellahs, cultivateurs et anciens esclaves des Touaregs. Vous les apercevrez sur les marchés, lieu d'échange de marchandises, d'informations et autres commérages. Ivresse de couleurs, et d'odeurs garantie.
En général, on considère comme faisant partie du Sahel tous les pays bordant le Sud du Sahara, sur une hauteur d’environ 500 km. Il s’étend donc de l’Atlantique à la Mer Rouge, et comprend en théorie les pays suivants d’ouest en est : Cap Vert, nord du Sénégal, sud de la Mauritanie, de l’Algérie, du Niger, nord du Burkina Faso, du Niger et du Nigéria, centre du Tchad et du Soudan, Mali. A cette zone sont parfois intégrés l’Érythrée, certaines zones de la Somalie et de l’Éthiopie, Djibouti et le nord du Kenya.

Le Sahel, terme d’origine arabe signifiant rivage, est situé à environ 200 km de la capitale, la végétation se raréfie, les acacias, baobabs et mimosas sont de plus en plus présents, le sable et les épineux s’installent, c’est le domaine des nomades.
« Ici, on ne refuse jamais, ni l’eau, ni l’ombre ! ».... Parce qu’on connaît très bien les conséquences de ce refus. Ainsi parcourue par des nomades Peulh, Touareg ou Bella et leurs troupeaux de zébus, de dromadaires et de chèvres, cette région voit apparaître des paysans à la fois agriculteurs et éleveurs, plus ou moins sédentarisés depuis les sécheresses de 1973 et 1984.

Bivouac près de Gorom.
Jour 13 : Tenkodogo – Laongo – Bani – Dori
Après le petit déjeuner, méharée en chameau pour découvrir la grande dune. Nous enfourcherons nos montures pour la découverte de charmants paysages et des rencontres avec les populations nomades au cours de leurs activités quotidiennes.

Les Peuls constituent un peuple présent dans une quinzaine de pays, en Afrique de l’Ouest, mais également au Tchad, en République centrafricaine et au Soudan – une implantation géographique liée aux besoins des troupeaux de zébus et de chevaux, que la plupart élevaient à l'origine.
Dans la mesure où les peuls sont d'origine égyptienne, ils ont été des Africains sédentaires, agriculteurs et pratiquant le matriarcat. A la suite de la dislocation de la société égyptienne ancienne (disparition de la souveraineté) ils ont dû émigrer assez tardivement avec leurs troupeaux de bœufs. Par la force des circonstances, ils seraient ainsi passés de la vie sédentaire à la vie nomade. Ils sont majoritairement musulmans. Leur dispersion et mobilité ont favorisé les échanges et les métissages avec d'autres populations. Leur origine et celle de leur identité, pas uniquement liée à la langue (pular), continuent de faire débat.

Les Peuls sont un peuple important de l'Afrique dans la région sénégambienne et soudanienne. Ils sont désignés sous les noms les plus divers : Foulahs, Fellatahs, Fellans, Fellanies, etc. La forme fondamentale du nom est Poul, qui signifie, dans la langue de ce peuple, « brun clair, rouge ».
Pour eux, l'élevage du gros bétail n'a pas été une occupation accessoire; elle est devenue en quelque sorte le principe de leur vie nationale. C'est grâce à leurs troupeaux qu'ils ont pu vivre au sein de l'Afrique, errants ou vivant parmi d'autres populations. On les rencontrera dans toute la région où l’élevage est possible, dans toute la bande sahélienne entre la Sahara au Nord et la forêt dense au Sud.

Actuellement, l'aire d'expansion des Peuls, va de l'Atlantique aux limites du Darfour, de la lisière du Sahara à la Centrafrique. On les trouve, avec une densité variable, dans les trois grandes régions du Soudan occidental, de la Guinée septentrionale et du Soudan central. Dans la région sénégambienne et en Guinée (Fouta-Djalon), ils ont formé de longue date, pense-t-on, par métissage avec la population locale, l'actuelle population des Toucouleurs, dont était issu, El-Hadj Omar, fondateur au XIXe siècle d'un royaume éphémère

Déjeuner sous forme de pique-nique dans un endroit sympathique que notre guide chamelier choisira.

Vous retrouverez votre véhicule pour le dîner et la nuit en bivouac.
Jour 14 : Dori – Aribinda – lac Bam
Après le petit déjeuner, retour pour le plateau Mossi, en passant par Aribinda où vous découvrirez de magnifiques gravures rupestres. Vous visiterez des villages de forgerons et un site d'orpaillage artisanal qui vous laissera pantois face à leur courage un peu inconscient.

Nuit en bivouac vers le lac Bam, et dîner autour d'un feu, bercés par le bruit reposant des clapotis.
Jour 15 : Manega – Ouagadougou
Après le petit déjeuner, visite de Manega et de son musée de la bendrologie, ou langage du tam-tam, véritable trésor ethnologique. Extravagant musée en pleine brousse qui finira votre initiation à la culture Mossi.

Le Musée Manéga est un musée de la culture africaine au Burkina Faso. Situé à 50 km à l'ouest de la ville d’Ouagadougou, dans le village Manéga. Le Musée Manéga est l'une des plus célèbres attractions touristiques du Burkina Faso. Le musée possède de nombreuses espèces rares ainsi que des objets historiques liés à l'histoire de l'Afrique. Parmi les plus intéressants dans les collections dont regorge le Musée Manéga, plus de 500 masques sacrés, utilisés pour des rituels de l'inhumation ou l'expulsion des esprits attireront la curiosité de ses visiteurs. Il existe des instruments de musique anciens, des répliques de maisons des ancêtres qui vivaient là et les tombes des cultures africaines, ainsi que de nombreux autres artefacts mystérieux et rares, à ne pas manquer !

Arrivée pour le déjeuner à Ouagadougou. Visite de la ville : marché, bronziers et autres artisans.

Transfert en soirée à l'aéroport départ pour la France. Dîner et nuit dans l’avion


Jour 16 : Ouagadougou - France
Arrivée le Jour 16 à Paris dans la matinée
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